14 mai 2008
ESSENCE D'UNE IDEE, GENESE D'UN CONCEPT
Mercredi 14 mai 2008 13h21.
Pratic Info! Entreprise d'économie sociale (ou comment dénommer une association loi 1901 à but non lucratif, soumise à la TVA et aux impôts commerciaux!!!): on dépanne, on forme, on conseille en informatique systèmes et réseaux.
Centre de formation professionnel en informatique pour les particuliers et les entreprises.
Je passe un temps fou à rechercher mes contenus de formation. cela fait trois ans que mon entreprise existe. Et je perds un temps infini à courir après mes contenus.
Il me faut un outil de stockage. Mais consultable à distance. Par moi. Mes stagiaires. Mes consultants.
Un outil simple. Accessible par le parfait débutant en informatique. Un outil ludique qui donne envie d'y aller (je ne vais pas encore perdre un temps fou dans un outil qui ne servira pas!)
Bref! une plate forme de formation en ligne!
Rentabiliser le travail de conception pédagogique et les interventions clients. Ajouter une plus value à nos offres de formation. et surtout proposer un produit supplémentaire à l'offre de Pratic Info.
Idée semble-t-il rentable et en adéquation avec mes principes fondamentaux de services pédagogiques.
Y'a plus qu'à!
ENCORE UN DOUTE
Mercredi 14 mais 13h36!
Je ne suis pas convaincue par mes raisons. Je suis experte de formation en ligne je ne suis donc pas objective quant au besoin de la création d'une plate forme de formation en ligne.
Pratic Info en a-t-elle vraiment besoin?
Prenons du recul!
Analysons la situation économique. Ne nous laissons pas envahir par cette frénétique envie de renouveau qui pourrait simplement nous faire perdre du temps et beaucoup d'argent...
Si je devais me justifier auprès de mes supérieurs (je n'ai que des partenaires et ce sont des copains ou la famille), quels arguments avancerai-je? Serai-je moi même convaincue par ce que j'avance?
Mise en situation:
Grande réunion. La gorge serrée. Ne pas perdre ses idées. Je vais devoir prendre la parole. Mon cœur s’accélère. Beaucoup trop. J’ai peur de bafouiller. Je suis idiote d’avoir peur puisque de toute façon je vais bafouiller. Je suis un vrai diesel quand je dois prendre la parole. Il me faut une minute pour chauffer.
- Karine ? un point sur le centre ?
- … alors…(ro la honte… « alors »… et dire que je suis formatrice…). Le centre se porte bien mais un net ralentissement se fait sentir. Il y a des périodes creuses (un néant absolu) et des périodes où nous ne savons plus où donner de la tête (je me soupçonne d’avoir réussi à développer le don d’ubiquité à certains moment c’est vous dire ).
Que faire pour pallier à ces trop pleins comme à ces manques gagner ( je tiens à être payée tous les mois même si je suis en vacances) quelle solution unique ...( ne pas perdre de vue que c’est le patron qui va payer : lui laisser l’impression qu’on lui propose une affaire : deux pour le prix d’un).
Quelle solution pourra tout solutionner ?...
...il y a ceux qui sourient ironiquement du genre « elle va nous parler du père noël » ceux qui regardent la gomme de leur crayon tapoter sur la table en se disant « bon moi j’ai tout dit qu’est-ce que je fais encore là ? Et le patron qui prend un air intéressé du genre « bon elle va la cracher son idée de génie ? » :
Une plate forme de formation !
...Le père noël prend un air ironique « je vous l’avais dit », la gomme tapote toujours du genre « bah on n'a pas fini !!! » et le patron fronce les sourcils « vas y développe tu m’intéresses »...
Comme je disais dans le premier post, "y'a plus qu'à!"!!!
15 mai 2008
LE CAPITAL HUMAIN
Jeudi 15 mai 2008 17h27
Par
où commencer ?
Quoi
de plus compliqué !!!
Suis-je
assez compétente pour me poser toutes les questions ? Qu’en est-il des
réponses ?
Première étape : s’entourer de compétences. Mais quelles sont-elles ?
Formation
via une plate forme virtuelle :
- un formateur, plus exactement un ingénieur
pédagogique, un concepteur de formation,
- et un informaticien développeur.
Cela
me semble un bon départ.
Deux
coups de fils et je réunis deux représentant de chaque caste dans mon bureau
pour leur faire part de mon projet à chaud, et récupérer ainsi leur impressions
et leurs idées.
Rendez vous est pris pour demain matin à la première heure.
Commencer par investir du capital humain, telle est ma devise!
16 mai 2008
RENCONTRE DU TROISIEME TYPE
Vendredi 16 mai 2008 16h10
Désillusion !
Autant inviter l’eau et le feu, le chaud et le froid le paradis et l’enfer
(pour les plus mystiques) à la même table. Tous ensemble. Le résultat sera
identique : dialogue de sourds.
Ils
ne parlent pas le même langage. Je comprends alors tout l’intérêt que va jouer
ma formation et mon expérience.
Je m’explique :
- L’informaticien trop technique met des limites à tout. Imposant ainsi son savoir et savoir faire.
- Le formateur refuse de céder une
once de terrain. Pour lui la pédagogie est l’essence même d’un tel projet. Il
ne veut pas sacrifier sur l’hôtel de la technologie la qualité pédagogique et
le mystère qui entoure son savoir faire.
C’est
donc là une question « toute simple » d’organisation du travail.
Celui qui détient la plus grande part de savoir inconnu à l’autre aura le
pouvoir. Et chacun tente à ce moment même d’intimider l’autre avec ses
connaissances et le mystère qui les entoure. C’est à celui qui aura la plus…(je soupire et lève les yeux au ciel de désespoir)
Dans
un premier temps cela me fatigue…
Puis
me refroidit.
Ce n’est même pas la peine d’essayer ! On commence à peine
qu’un conflit pointe à l’horizon !
Puis dans ce bruit de fond
d’intimidation je me dis que ce projet les intéresse. Les emballe même !
Sinon pourquoi essayer d’intimider l’autre ; ils ont en fait mesuré les
enjeux, chacun de leur côté, inconsciemment.
Je souris.
Je coupe là la
discussion. Et je conclue.
Je
leur propose d’y réfléchir chacun de leur côté et moi du mien. Et de se
retrouver lundi. Pour présenter leurs idées. Et les exposer l’un à l’autre de
façon construite sans se tirer dans les pattes.
19 mai 2008
RIEN NE SERT DE COURIR
lundi 19 mai 17h36
De retour de week-end.
Impatiente de savoir ce que mes "non-communicants" vont me présenter.
Je vous ferai un retour bref: en effet, ce ne fut pas fameux.
Peu de temps et trop d'informations semble-t-il.
Le formateur de la planète Péda m'a parlé du prorata du présentiel et du en ligne, pour assurer un tutorat digne de ce nom...
Il m'a parlé de la perte de motivation, de la nécessité que le support soit ludique interactif, mais que tout cela avait un coût (ça y est, on rentre dans le vif du sujet)...
Quant à l'informaticien de la planète TIC, il m'a parlé de LMS, CMS, bases de données, flash, et autres termes qui m'ont donné l'étrange impression qu'il en voulait lui aussi à mon porte monnaie...SIC!!!
GARDER LA TÊTE FROIDE!
Oui il me faut garder la tête froide.
Il faut un point de départ.
Chacun de son côté ce n'est effectivement pas possible; leurs compétences sont complémentaires.
Mais qui doit donner le tempo? Par qui commencer?
Faisons le point.
Quelle est l'activité à mettre en ligne? La formation.
Nous devons donc commencer sur la planète péda et ses pédagogues.
Je donne ainsi rendez vous pour mercredi au responsable formation.
Son objectif est de me faire un topo sur les formations que nous dispensons en présentiel (= en salle de cours, en face à face): public, intitulés, temps, organisation de chaque formation , tarifs.
Une fois que nous aurons tout cela nous verrons quel(s) support(s) technologique(s) payant(s) ou gratuit(s) correspond le plus à notre production et à notre public déjà existants.
Rien ne sert de courir, disait le sage!